BAINS NUMÉRIQUES 2  Centre d'arts d'Enghien-les-Bains

CONFERENCE#1 • RENCONTRE DANSÉE #1 • MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 • Auditorium du Complexe thermal
EFFETS DE PRÉSENCE ET VIRTUALITÉ avec le LARTech
Petite forme dansée : la danse sans corps
Extraits de NoBody danse, un sacre du printemps 3D en infochorégraphie de particules pour l’écran. Cinédanse expérimentale de Martine Epoque, Denis Poulin et l'équipe du LARTech. «Ce sacre du printemps numérique veut marquer l’entrée dans le 21e siècle de la célèbre musique éponyme de Stravinski. La chorégraphie y est enregistrée numériquement par plusieurs danseurs dont les mouvements sont convertis en particules. Curieusement, alors que cette transposition du mouvement dansé au numérique aurait dû vider cette danse de la présence des interprètes, NoBody danse, au contraire, dé-couvre et projette l’humain à travers leurs personnalités motrices et leurs signatures vitales singulières.» Martine Époque et Denis Poulin
Discussion
Avec Martine Époque, Denis Poulin, directeurs du LARTech et membres de l’Institut de recherche-création Hexagram et Normand Marcy, assistant de recherche-création au LARTech et doctorant au programme de 3e cycle en Études et pratiques des arts de l'UQAM. Époque et Marcy sont également membres du Centre interuniversitaire en arts médiatiques (CIAM). 

 

Journal 1 Bains Numériques #2
Par Andrea Davidson et ses étudiants de l’Université de Paris 8

date de publication : 29/10/2007

Détour aux Thermes d'Enghien pour assister à deux conférences-débats qui plaisent à beaucoup. D'abord, une conférence avec Martine Époque, Denis Poulin et Normand Marcy du LARTech, Montréal, qui présentent de magnifiques images de leur projet "NOBODY DANSE", preuve que les nouvelles technologies ne devraient pas nous faire peur car ces artistes, loin de vouloir totalement évacuer le corps comme le titre de leur œuvre suggérerait, cherchent à dévoiler l'essence même du mouvement. Et, par extension, l'essence même d’un tel ou d'une telle interprète. Leur proposition esthétique de « corps-particules » plairait également aux scientifiques qui voient en la matière non pas du solide comme l'œil humain voudrait le croire, mais plutôt « des flux, un tourbillonnement d'énergie, de l'espace ».