Le LARTech a été fondé en décembre 1999 par les chorégraphes et réalisateurs Martine Époque et Denis Poulin dans le but de pousser plus avant leur recherche-création en technochorégraphie* et en numérisation du mouvement. Visant d'ouvrir la danse aux espaces et expressions numériques, leur démarche en technochorégraphie témoigne d'un parti pris artistique pour une expression particulière qu'ils ont nommée en 2004 «la danse sans corps».
Dans leurs œuvres récentes (Tabula rasa : la suite, 2003) et en cours (NoBody danse…), les interprètes numériques, affranchis de leur apparence physique, offrent une danse dans laquelle l'humain se manifeste sous-forme d'empreintes dynamiques porteuses de sa signature motrice. Libres de ce repère habituel de la danse, ces œuvres proposent un regard qui magnifie le mouvement dansé et ses manifestations énergétiques.

danseurs abstraits

Curieux des devenirs possibles de la danse numérique, le LARTech vise à

  • Ouvrir danse et mouvement humain à des territoires renouvelés de recherche, de création et d'expression ;
  • Stimuler l'intérêt des gens de danse pour une formation et de la recherche-création en technochorégraphie ;
  • Favoriser l'établissement d'échanges avec des organismes s'intéressant à l'expression numérique de la danse et du mouvement humain afin de susciter l'émergence de projets synergiques de recherche-création ;
  • Constituer un pôle de référence en technochorégraphie et en numérisation de la danse et du mouvement humain.

La technochorégraphie est un terme générique qui regroupe l'infochorégraphie, l'infonotation chorégraphique et le traitement de geste (néologismes de M. Époque).